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1 entreprise sur 2 encore victime de fraude: les résultats d'une étude mondiale menée par PwC

Baisse du coût de la fraude en France

La criminalité économique a engendré 3,1 milliards d’euros de pertes dont près de la moitié se concentre dans les pays émergents : Brésil, Mexique, Indonésie, Chine, Russie et Turquie. Les entreprises françaises interrogées ont été moins touchées par la fraude ces deux dernières années. Le coût moyen de la fraude en France a sensiblement diminué (2,7 millions d’euros  contre 3,9 en 2005), cependant il reste plus élevée que dans le reste de l’Europe (1,6 millions d’euros) et du monde (1,7 millions d’euros), principalement en raison du détournement d’actifs qui reste le type de fraude le plus fréquent en France, pesant pour 1/3 des occurrences reportées. Par ailleurs, le coût de la fraude s’accompagne pour 41% des entreprises d’autres dommages, en termes d’image, de relations avec les partenaires ainsi que de motivation interne. 

Des entreprises inégalement touchées selon leur secteur d’activité

Aucun secteur n’est épargné et le trio Distribution & Consommation, Assurance et Service Public occupe le podium des entreprises les plus touchées, avec 57% de sociétés affectées. Dominique Perrier, associée chez PwC en charge du département « litiges et investigations », explique que « ce sont des secteurs où il est peut-être plus facile de détourner des fonds ou des produits. Mais ce sont sans doute aussi des secteurs où les fraudes sont les mieux détectées ».  

Les cas de fraudes les plus répandus

En France, le détournement d’actifs reste la fraude la plus fréquemment observée avec 30% des cas, suivie par la contrefaçon (15%), la fraude comptable (10%) et la corruption (3%). Cependant, on constate aujourd’hui que le pourcentage d’entreprises victimes de contrefaçon est dorénavant également réparti en France, en Europe et dans le monde (entre 14 et 15% des entreprises sont touchées) contrairement à 2005 où la France affichait les taux les plus importants. 

Les pays émergents sont particulièrement concernés par la corruption ; pourtant, il s’avère que les groupes qui ont mis en place un programme anti-corruption ne sont pas plus pénalisés que ceux qui n’en ont pas en matière d’obtention de nouveaux contrats.

Par ailleurs, l’étude souligne qu’une fois sur deux, le criminel est un salarié de l’entreprise dont le profil type est un homme, âgé en moyenne de 40 ans, qui occupe, dans près de 55% des cas, une position élevée dans la hiérarchie, et travaille dans l’entreprise depuis 9 ans. 

La mobilisation des salariés au cœur de la lutte  

D’après l’étude 2007, 42% des fraudes sont détectées grâce à une information interne. La part des salariés dénonçant les fraudes a plus que doublé en deux ans pour représenter la première source de détection des fraudes en 2007 avec 37% contre 16% en 2005. Seulement 24% des cas constatés (contre 39% en 2005) auraient été révélés par différents systèmes de contrôle, parmi lesquels l’audit et la sécurité interne, les rotations de personnel et le suivi de transactions suspectes. On constate également une plus forte utilisation des procédures d’alerte éthique (whistle blowing) qui représentent 8% des cas de détection de fraude (en France comme dans le monde).
Pour Dominique Perrier, ces résultats s’expliquent par une « prise de conscience sur les questions d’éthique, de conformité et de contrôle interne, provoquée par le renforcement, ces dernières années, des procédures de contrôle interne, mais aussi par le développement d’une culture d’entreprise tournée vers des valeurs d’intégrité et de loyauté. Ceci contribue  à détecter les fraudes plus rapidement mais aussi à réduire le risque de « passage à l’acte » des fraudeurs potentiels. La mise à jour permanente du contrôle interne doit donc s’accompagner d’une sensibilisation à la fraude de l’ensemble des salariés». 


Pour en savoir plus:

PwC Global Economic Crime Survey 2007

Notre communiqué de presse

 

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